23.01.2012

Des alternatives à la banque capitaliste ? Eh oui c'est possible !

banque,crédit,coopérativesMercredi 11 Janvier, j'étais avec Daniel Bachet, Professeur de sociologie à l’Université d’Evry, Chercheur au Centre Pierre Naville et coordinateur (avec Philippe NASZÁLYI ) de l’ouvrage collectif : L’autre finance, Existe-t-il des alternatives à la banque capitaliste ? aux éditions du croquant.

Daniel Bachet nous a parlé des banques coopératives et mutualistes, comme des alternatives à la banque capitaliste.

Lors d'une 1ère émission avec P Naszalyi nous nous étions interrogés sur le rôle des banques ? Celui-ci nous avait démontré la grosse différence entre le rôle théorique des banques (faire fonctionner l'économie) et la réalité (spéculer à court terme et cacher l'argent dans les paradis fiscaux - je caricature à peine).

Cette fois-ci, c'est son collègues Daniel Bachet, habitué de l'émission, qui remet le couvert. Comment faire en sorte que les banques assurent leur mission de financement de l’économie réelle sans dériver vers la spéculation et le profit à court terme ? Les banques coopératives et mutualistes peuvent-elles apporter une solution à la crise financière ?

En théorie, les banques coopératives, de par leur approche démocratique, sont plus encline au respect de l'économie, du social et de l'environnement. Mais là encore, il y a une différence entre la théorie et la pratique. Les grandes banques coopératives (Crédit Agricole, Caisses d'Epargne, Crédit Mutuel) sont devenu énormes et ont dérivé vers le modèle capitaliste.

Pourtant le salut passe bien par une démocratie économique, de l'avis de tous les économistes sérieux (c'est à dire hétérodoxes). En résumé, les principales mesures pour remettre le système bancaire à l'endroit :

- Cloisonnement des banques par métier (banque de dépot, banque d'affaire) (André Orléan)
- Nationalisation des banques (F Lordon)
- Développer de réelles Banques coopératives
- Un système socialisé du crédit

 

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17.01.2012

Qui croit encore que l'austérité est la seule solution pour résoudre la crise de la dette ?

dette,crise,europe,G8,G20Certes, le bilan de l'année 2011 est sombre : la crise Grecque, la crise de l'Euro, la position du G20, du FMI pour qui l'austérité est le seul horizon envisageable, l’ Union Européenne qui veut graver la règle d’or d’orthodoxie budgétaire dans les constitutions nationales ... Mais d'autres approches sont possibles !

J'en ai parlé Mercredi 4 Janvier avec Gus Massiah, économiste, ancien président du CRID (Centre de recherche et d’information pour le développement), membre du conseil international du Forum Social Mondial et auteur de plusieurs ouvrages dont : « Une stratégie Altermondialiste » aux éditions La Découverte.

Gus Massiah partage l'analyse de l'économiste Michel Husson qui résume le déroulement de la crise de manière simple :

"le capitalisme s’est reproduit (…) en accumulant une montagne de dettes. Pour éviter l’effondrement du système, les États ont repris à leur compte l’essentiel de ces dettes qui, de privées, sont devenus publiques. Leur projet est dorénavant de présenter la facture aux citoyens sous forme de coupes budgétaires, d’augmentation des impôts les plus injustes et de gel des salaires. En résumé la majorité de la population (travailleurs et retraités) doit assurer la réalisation de profits fictifs accumulés durant de longues années".


Pour faire cette révolution idéologique, il faut comprendre comment la crise financière de 2007-2008 a résulté en une explosion de la dette publique. Comment le rôle des banques centrales est un véritable scandale. N'ayant pas le droit de prêter aux états, elle prête aux banques à des taux très faibles (<1%) qui prêtent à leur tour aux états à des taux parfois 10 fois supérieurs.

Pire : une fois que leur situation s’est améliorée, les banques ont recommencé à spéculer contre les dettes publiques (Grèce et Irlande en particulier) et à distribuer des dividendes à leurs actionnaires, et des primes exorbitantes à leurs dirigeants et traders.  Le même scénario va se reproduire en 2012 : l’argent prêté aux banques va être replacé sur les marchés à des taux élevés dans une logique purement financière, et ne va pas servir à desserrer le crédit et financer le secteur productif.

Les solutions sont données notamment par les économistes attérrés  :

-    lutte efficace contre l’évasion et la fraude fiscales ;
-    une réforme fiscale qui touche les hauts revenus et les dividendes ;
-    un désarmement des marchés financiers par des taxes et des réglementations ;
-    des investissements massifs pour l’environnement et l’emploi ;
-    une réforme de la Banque centrale européenne pour qu’elle puisse prêter aux États à un taux inférieur ou égal à celui qu’elle consent aux banques privées…

 

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En savoir plus : Collectif pour un audit citoyen de la dette publique

30.12.2011

Nous ne sommes pas dans une dictature, mais dans quoi, alors ?!

démocratie,dictature,oligarchieDes élus de moins en moins représentatifs, des citoyens de moins en moins écoutés, des inégalités qui augmentent, des affaires de connivences, conflits d’intérêt, corruption qui se multiplient ... la démocratie recule chaque jour un peu plus ...

Les crises économiques peuvent-elles servir d’électrochoc pour infléchir cette tendance ?

C'est la question (entre autres) que j'ai posée, Mercredi 14 Décembre 2011, à André Bellon, Administrateur de l’Insee, Député PS des Alpes-de-Haute-Provence de 81 à 93 et Président de l'Association « Pour une Constituante ». André Bellon est l'auteur de plusieurs ouvrages dont "Un Totalitarisme tranquille : La démocratie confisquée", ed. Syllepse, 2001, avec Anne-Cécile Robert. Mais nous avons parlé de son dernier ouvrage :

démocratie,dictature,oligarchie

Ceci n’est pas une dictature

Ed. 1001 Nuits

Au delà du constat du recul de la démocratie (comme on l'a dit, les exemples ne manquent pas, le plus symptomatiques étant l'épisode du Traité Constitutionnel Européen du 29 Mai 2005), A Bellon propose des solutions pour plus de démocratie, des alternatives à cette oligarchie ambiante : la République, la refondation du système politique par une constituante.

Mais qu’est-ce qu’une assemblée constituante ? en quoi serait’elle une solution au verrouillage du système politique actuel ?

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