12.09.2006
La religion du marché et de la concurrence (1/3) - 14 Sept 2006

Après les Télécoms, l’électricité, l’ouverture des marchés de la poste, du rail, du gaz sont à l’ordre du jour. On dit souvent que le marché est roi. Ce serait le règne du libre-échange, la fin de l’intervention de l’état. Mais qu’est-ce c’est exactement que le marché ? Et surtout, qu’est-ce qui se cache derrière ce concept ?
Pour aller au delà de la discussion de comptoir. Alors j’ai voulu pour comprendre un peu mieux, et aussi pouvoir répondre à ceux qui me disent que la concurrence c’est bien car ça fait baisser les prix. Pour ça, j’ai pris mon antimanuel d’économie (bouquin publié par B Maris chez Bréal), et je me suis demandé sur quelles bases théoriques était construite cette religion du marché. Alors là c’est très intéressant.
(...)
Consultez le texte complet de cette chronique
Pour en savoir plus …
Anti-manuel d’économie
Bernard Maris, Editions Bréal
La concurrence, un mythe, Jacques Sapir
Le Monde Diplomatique, Juillet 2006
21:50 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Marché, Libre-échange, Concurrence















Commentaires
pourquoi ne pas mettre le texte dans le message plutôt qu'un fichier attaché ??
Ecrit par : ec | 14.09.2006
Parceque le texte est un peu long. L'état de l'art sur les blogs, c'est plutot les textes courts. Vu que je mets plusieurs chroniques par rubrique, il faudrait faire défiler la page ... mais bon je pourrais ... des remarques sur le fond ?
Ecrit par : Michoko | 15.09.2006
Ce n'est pas si simple ! la fable de la main invisible date du 18e et servait des intérêts politiques très précis dans l'Angleterre de George II où la chambre des communes était encore fermée à la nouvelle bourgeoisie industrielle. Quant à l'économie dirigée, il y en a eu au Moyen-Âge et pendant l'empire soviétique.
Revenons à 2006 : une seule puissance mondiale, les USA propagent leur idéologie (démocratie, libéralisme économique) comme autrefois on déplaçait des troupes aux frontières de l'empire. Mais les faits sont bien différents du discours. Ce sont précisément les USA qui pratiquent le plus grand, le plus solide des protectionnismes : 1. taxes à l'importation 2. normes techniques non négociables pour vendre sur leur territoire 3. pilotage du dollar par l'Etat pour qu'il reste inférieur à l'euro 4. Small Business Act : encadrement des marchés publics empêchant des grands groupes de répondre 5. Interdictions et entraves diverses au libre-échange mondial, à titre d'exemple, en 1997, interdiction aux bateaux non américains et chinois d'aborder dans les ports chinois (!). Heureusement, l'Europe a su se mobiliser pour négocier. 6. last but not least, des négociations maîtresses dans le cadre de l'OMC, contournées impunément si nécessaire.
Pour la France, petit pays, une partie de l'intelligentsia, dûment formée dans les prestigieux cabinets de consultants américains, la fine fleur de nos grandes écoles, copie maladroitement le modèle du business outre atlantique, ce qui permet aux Américains d'évaluer avec moins de risque s'il faut acheter ou non les business français. Parfois maintenant, ils se font doubler par des Indous ou des Chinois, qui lisent aussi le "business" avec la grille de lecture américaine.
Non, vraiment, le débat n'est pas économie dirigée contre libre-échange. Il l'a été pendant la guerre froide, et encore, c'était un alibi pour exprimer l'affrontement réel, idéologique et politique des deux blocs. Mais aujourd'hui, avec une seule puissance mondiale incontestable, le débat est plutôt de savoir comment devenir plus fort dans un monde où il n'y a qu'une seule règle : celui qui perd a des chômeurs en plus.
Ecrit par : Christelle de Crémiers | 17.09.2006
Merci pour ce commentaire très éclairant. Effectivement, la théorie de la main invisible avait une fonction bien précise et on pourrait dire "bien intentionnée" (montrer que les dictateurs n'ont pas raison d'être) et mon propos est de montrer comment cette théorie est dévoyée de nos jours pour justifier les pires comportement, sous prétexte d'une approche pseudo-scientifique.
Ton utilisation du terme "dirigisme" est assez éclairante : dirigisme = URSS = ringard. Mais réfléchir à la possibilité d'un certain niveau d'intervention de l'état (et des organisations régionales telles l'UE) dans l'économie est-ce si ringard que cela ne vaut même pas la peine d'être discuté ? bien sûr que si ...
Ecrit par : Michoko | 18.09.2006
j'aimerais bien, oui, que vous mettiez le texte en entier, ça m'autoriserait à lier sur un certain portail
Ecrit par : ec | 18.09.2006
Vos désirs sont des ordres ... je l'ai fait pour la chronique du 9 Sept sur Bill Gates (cliquer sur cette date dans le calendrier ou rubrique "dette, développement".
Mais quel portail, au juste ... ?
Ecrit par : Michoko | 18.09.2006
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