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28.04.2007
EADS : « Privatisation des profits, socialisation des déficits »
En février dernier, Airbus a annoncé son plan power 8 qui consiste à supprimer 10 000 emplois, à fermer plusieurs sites, à externaliser certaines activités. Depuis, Noel Forgeard, dirigeant d’EADS a quitté le groupe avec des indemnités de 8 Millions d’euros... tout ceci nécessitait bien une petite analyse critique que nous avons menée jeudi dernier avec Jacques Cossart, économiste, membre du conseil scientifique d'Attac.
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Airbus, EADS, c’est quoi ?
EADS (European Aeronautic Defence and Space) est le 1er fabricant européen d'avions et d'équipements destinés à l'industrie aéronautique, de l'espace et de la défense. Ce groupe résulte de la fusion de Airbus, Aerospatiale, Matra, Ariane. ses activités se répartissent comme suit :
- avions (76%). Le CA du groupe EADS se ventile entre avions commerciaux (79,6% du CA ; Airbus ; n° 1 mondial des avions de plus de 100 sièges), avions militaires (5,1% (Eurofighter, A400M) et autres (15,3% ; notamment hélicoptères (Eurocopter)
- systèmes de défense et de sécurité (16,1%) : systèmes de missiles, systèmes électroniques et de télécommunications, services logistiques, de formation, d'ingénierie, etc. (Galileo);
- équipements spatiaux (7,8%) : lanceurs, satellites d'observation et de communication, etc. (Ariane);
Ses principaux actionnaires :
- Etat Français : 15%
- Lagardère : 7,5%
- Daimler-crysler : 15%
D’ou viennent les problèmes d’Airbus ?
La 1ère question qui se pose : est-il légitime de privatiser l’industrie aeronautique et spatiale ?
Les problèmes d'Airbus viennent-ils, malgré un carnet de commande bien rempli :
- de retards dans les livraisons ?
- d'une gouvernance bi-céphale nécessitant une coordination entre l'Allemagne et la France ?
- de la faiblesse de l'Euro ?
Que faire ? Qui doit payer ?
L’état ? Les salariés ? Les actionnaires ?
Et pour finir, une petite photo qui n'a rien à voir avec le sujet mais qui est bigrement d'actualité :
14:30 Publié dans Economie , Travail, Chomage, entreprises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : EADS, Airbus, libéralisme, capitalisme
21.04.2007
L'élection présidentielle et la question de la vitalité de la démocratie française
Nous votons Dimanche pour le 1er tour de l’élection présidentielle, et quoi qu’on vote, ce n’est pas sans un certain malaise. Jeudi dernier, nous nous sommes posé, avec Frédéric Viale, juriste, la question de notre démocratie. Pourquoi le débat est-il si pauvre ? ça ressemble plus à un cirque qu’à une campagne.
Quelques symptomes :
- L'omniprésence des sondages fait ressembler l'élection à une course de chevaux ...
- La pression du vote utile : d'après André Bellon : « Les pratiques démocratiques se sont dégradées, et les élections représentent davantage des gestes de soumission que des actes de liberté. »
- L' abstention : entre 1965 et 2002, elle est passé de 15,3 % à 28,4 %.
- L'aspect people et superficiel de la campagne : responsabilité des médias ou du régime présidentiel qui personalise l'élection ?
Faut-il revenir à un régime parlementaire comme le propose A Bellon dans le monde diplo ?
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Changer de président ou changer de Constitution ?
Le Monde Diplomatique, Mars 2007
André Bellon, Ancien président de la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale
14:50 Publié dans Démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élection, démocratie, présidentialisme, parlementarisme
14.04.2007
Un pacte écologique qui reste au milieu du gué
Jeudi 5 Avril, nous avons parlé du pacte écologique de Nicolas Hulot. J'avais enregistré une série d'émissions avec Aurélien Bernier, spécialiste des questions d'environnement, coordinateur de la commission OGM d'Attac; C'était le 17 Février au petit canaillou, le bistrot en face du studio d'Aligre FM ! A cette époque, le pacte comptait 400 000 signataires (aujourd'hui c'est pratiquement le double).
Aurélien avait publié une analyse que je trouvais très juste et en tout cas intéressante car nuancée, de "l'effet Hulot", en allant au délà des questions sur la personne de Hulot et de ses contradictions.
Selon lui la démarche du pacte est excellente - habile en tout cas - mais elle s'arrete au milieu du gué. Dans de nombreux domaines on peut regretter que Hulot n'aille pas plus loin : une position plus claire sur les OGM, une critique plus franche des mécanismes de marché qui sont souvent la cause des soucis déplorés, traiter plus du volet social et économique. En fait Hulot, il veut être bien avec tout le monde, c'est sa force mais aussi sa faiblesse.
Enfin, le mieux c'est d'écouter Aurélien :

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Pacte écologique
Pacte écologique : à quand la version 2 ?
14:15 Publié dans Progrès, décroissance, environnement , Travail, Chomage, entreprises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Hulot, pacte écologique, environnement
10.04.2007
Libéralisation du marché de l’électricité : on va dans le mur, mais on y va gaiement
Jeudi 5 Avril, Florence et moi avons reçu Anne Debrégeas, chercheur au centre de recherche d’EDF et déléguée syndicale de SUD-énergie, pour analyser le processus de libéralisation du marché de l’électricité, en cours en France depuis une petite décennie.
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Anne Débrégeas, qui maîtrise remarquablement ce sujet complexe, a tranquillement démonté un par un les arguments qui sont habituellement avancés pour justifier l’injustifiable :
Le prix : il a augmenté de plus de 50% en 1 ou 2 ans dans tous les pays Européens qui ont libéralisé, de même qu’aux Etats-Unis. En France, le prix du marché a plus que doublé depuis le début de la libéralisation.
L’égalité d’accès au service : elle est bien sûr mise à mal avec la suppression progressive du principe de péréquation.
L’optimisation du système : l’équilibrage en temps réel entre production et consommation nécessite des procédés d’une complexité telle, qu’il ne peut se faire qu’en combinant des systèmes complémentaires (hydrauliques, nucléaires, charbon, gaz, éoliens et solaires à l’avenir, …) en toute concertation, et non des systèmes concurrents.
L’efficacité : ces fainéants de fonctionnaires n’étaient pas si inefficaces que ça, puisque depuis la privatisation, le nombre de coupures d’électricité explose, le service se dégrade, le nombre d’agences diminue.
Le défi des énergies renouvelables : avec des budgets de recherche en baisse de 30%, c’est pas gagné, …
Le nucléaire et la sécurité : appel massif à des sous-traitants moins formés, réduction des budgets et des conditions de travail, suicides en série dans les centrales, …
Conclusion : le démantèlement pur et simple d’un pan entier de notre économie, stratégique à plus d’un titre, dans l’unique but du profit de quelques uns, et comme d’habitude, au détriment de l’intérêt général. Car ni le dogme du libre-échange, ni l’exemple catastrophique des Etats-Unis ne permettent de justifier cette libéralisation : avec des investissements colossaux et une marchandise (l’électricité) qui ne se stocke pas, la concurrence libre et non faussée, comme on l’aime à Bruxelles ne sera jamais possible.
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Une spoliation de la collectivité nationale
Déréglementation de l'énergie : de l'idéologie à la réalité
22:24 Publié dans Economie , Travail, Chomage, entreprises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Energie, Electricité, Privatisation, EDF, marché, libéralisation











