10.02.2008

Entre Révolution Bolivarienne et Révolution Conservatrice

9713962e7e37c4b288754e328907239b.jpgJeudi, j'étais avec Renaud Lambert, journaliste à Acrimed et là-bas si j'y suis.

Mais pourquoi donc s’intéresser autant à l’Amérique Latine ?

Et bien tout simplement parceque ce qui s'y passe nous force à nous poser des questions sur nous-mêmes !
Comprendre la situation en Amérique latine nous permet de fournir une nouvelle lecture de notre situation à nous en Europe …

En Europe, le raz de marée néo-libéral a tellement tout emporté sur son passage, qu’on a un peu oublié que la résignation n'est pas la seule option.

Il y a quelques semaines (émission du 17 Janvier) Renaud Lambert et Christophe Ventura nous ont expliqué que l’Amérique latine a subi cette vague d’ultra-libéralisme en avance de phase par rapport à nous (notamment avec le régime de Pinochet dès 73).

A présent, alors que le champ des possibles semble fortement réduit pour nous Européens, les Vénézuéliens, les Boliviens, expérimentent d’autres voies. Ils nous démontrent que combattre l’ultra-libéralisme ne revient pas à réclamer un socialisme étatique. Les voies sont multiples et ne se limitent pas à celles du passé.

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Quels sont ces modèles alternatifs ? Comprendre le processus en cours en AL pour mieux voir ce qui se passe chez nous , tel est le challenge qu’on s’est donné avec Renaud Lambert ... Une émission ambitieuse, prospective, et "expérimentale" ... qui a donné lieu à de vive réactions. Ce qui est intéressant, c'est que le constat qu'on a fait durant l'émission s'est vérifié dans les réactions que j'ai pu recueillir : dès qu'on parle de Chavez sans le diaboliser (ni faire son apologie ...) ça passe mal (démagogie, populisme), et pire : oser remettre sur le tapis la question de la lutte des classes, c'est un blaspheme absolu dans la religion du marché où dépolitisation et docilité sont les lignes de conduite.

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- Rejet de la réforme de la Constitution au Venezuela : un « camouflet » ?
- Au Venezuela, voyage en pays indien

18.01.2008

Révolution Bolivarienne : des leçons à tirer pour nous, Européens !

46b616dbfe677d7c120d7917bdb407a6.jpgLe 2 Décembre 2007, les citoyens Venezueliens ont dit non à la réforme de la constitution. Le non est passé d’extrême justesse. Christophe Ventura nous en parle, il est membre de la commission Internationale d’Attac et observateur du Venezuela.

Au-delà, on s’est intéressé au processus politique qui a lieu en Amérique Latine avec Renaud Lambert, journaliste, collaborateur du monde diplomatique, qui a produit une analyse absolument passionnante. Et d’ailleurs pourquoi est-ce si passionnant ?

Eh bien car il y a des leçons à tirer pour nous Européens du processus politique actuel.

En résumé, la leçon est simple : C’EST POSSIBLE ! On l'a un peu oublié : la résignation n'est pas la seule option face au libéralisme.

Renaud et Christophe nous ont expliqué que l’Amérique latine a subi cette vague d’ultra-libéralisme (notamment avec le Chili de Pinochet, laboratoire mondial du néo-libéralisme) avant nous, occidentaux (avec l’ère Thatcher - Reagan).

A présent, nous sommes en plein dedans, à tel point que le champ des possibles en est fortement réduit (on ose même plus défendre la protection sociale, les services publics, demander une augmentation de salaire, …). Et bien NON, les Vénézuéliens, Boliviens, nous montrent qu’une autre voie est possible. Pas question d’imaginer calquer les modèles Bolivariens en Europe. Il s’agit tout simplement de quelque chose qui ressemble à la réhabilitation de la solidarité, à la réappropriation de la politique par les citoyens, cette sorte de respiration démocratique qui a lieu là-bas et dont nous avons tant besoin en Europe.

Un cours magistral sur l’émergence de la révolution Bolivarienne. Merci messieurs !


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- Rejet de la réforme de la Constitution au Venezuela : un « camouflet » ?
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16.06.2007

Banque Mondiale, Banque du Sud : l'Amérique du Sud nous montre la voie !

medium_wolfo.jpgMais Pourquoi il fait la tête P Wolfowitz ?! Pour le savoir, j'étais jeudi avec Julie Castro, membre du CADTM (Comité pour l'annulation de la Dette du Tiers-Monde) pour commenter différents événements autour de la Banque Mondiale et une situation qui bouge en Amérique du sud :

- P Wolfowitz, ex-directeur de la Banque Mondiale contraint de démissionner pour corruption,
- Le Venezuela annonce qu'il quitte la Banque Mondiale et le FMI,
- L'Equateur qui expulse le représentant local de la Banque Mondiale.

Après l'échec de la Zone de Libre-Echange des Amériques impulsée par les Etats-Unis (la zone, pas l'échec ...), la mise en route de l'Alliance Bolivarienne, et maintenant ce nouveau projet de Banque du Sud, l'amérique du Sud semble bel et bien décidée à prendre un chemin différent de l'autoroute de l'ultra-libéralisme ! Ah bon ? Il y a d'autres chemins possibles ?!

Si vous voulez en savoir plus sur les répressions à Rostock (elle y était ...), le contexte de l'Amérique du Sud, les missions de la banque du Sud (le CADTM a contribué à sa définition ...), alors écoutez Julie !

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- Banque Mondiale, du plomb dans l'aile, CADTM
- Retour sur les enjeux autour de la banque du sud, CADTM

16.12.2006

Une politique écologiquement et socialement responsable est-elle possible ?

medium_images.jpgJeudi 21 décembre, Benoit Borrits, économiste, ex-dirigeant d'entreprise et membre du conseil scientifique d'Attac, nous a parlé de libre circulation des capitaux, de controle des changes. Nous avons pris l'exemple du Venezuela.

Comment mettre en place une politique résolument sociale et protectrice de l'environnement sans faire fuire les capitaux et avec eux l'activité économique et les emplois. Selon B Borrits, limiter la libre circulation des capitaux est une condition nécessaire, sans laquelle toute politique délibérée ménerait au chaos ou serait contrainte de revoir ses ambitions à la baisse (c'est à dire à des ajustements à la marge, cas de la France en 82-83). Cela peut être fait par la taxation des transactions, ou bien par le controle des changes.

Mais le controle des changes, ça nous fait peur ! Serait-ce synonyme d'isolement, de privation, de renoncement aux libertés individuelles ? Bien sûr que non, cela consiste simplement à ne pas laisser les marchés financiers décider des politiques publiques...

Pourquoi le Venezuela a t'il mis en place une telle politique ? Cela a limité la fuite des capitaux et fait en sorte que la politique soit décidée par les représentants du peuple et non par les élites indutrielles et financières. Après quelques années difficiles, le pays fait 9% de croissance (la plus forte du continent) et affiche une vitalité économique nouvelle.

Comme quoi controle des changes, cela ne veut pas dire "sovietisation" ! La preuve c'est Keynes lui-même qui proposait une chambre de compensation internationale, idée qui n'a jamais été suivie et que Benoit Borrits souhaite réhabiliter. C'est "amusant" de voir comment une mesure proposée par un économiste libéral à l'époque fait office de mesure sovietico-archaïque aujourd'hui ! Des préjugés à combattre ...

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2eme partie

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3eme partie

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Le réalisme économique du Venezuela

Les cordons bleus de Gramoven

24.11.2006

Le contrôle des changes au Venezuela : une approche nationaliste ? populiste ? archaique ?

medium_chavez.jpgJeudi 23 Novembre 2006 j'ai reçu Benoit Borrits, qui a su capter notre attention sur un sujet a priori arride : le controle des changes. Pour que cela semble moins abstrait, on a parlé de ce qui se faisait au Venezuela, en quoi ce contrôle des changes est-il un maillon nécessaire d'une "autre" politique sociale et environnementale ? Voilà une question qui nous concerne au premier chef !

Et j'avoue que j'ai eu une "révélation" : le contrôle des changes, ce ne serait pas une entrave à nos libertés individuelles, ça nous empeche pas de nous déplacer, de voyager, ça permet simplement que cela soit la démocratie qui décide des politiques à mener et non les marchés financiers. Il est pas si archaïque que ça finalement ce Benoit Borrits ...

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Le réalisme économique du Venezuela

26.08.2006

Ça bouge en amérique latine ! - Chronique Citoyenne - 1er Juin 2006


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Le 29 avril dernier un "Traité commercial des peuples" unissant la Bolivie, Cuba et le Venezuela a été signé. On va aujhourd’hui essayer d’interpréter cette nouvelle alliance en la replaçant dans le contexte d’une Amérique Latine en plein renouveau. Les mois à venir seront décisifs avec de nombreuses échéances électorales.

Ce traité commercial des peuples a bien sûr une dimension politique forte. Il selle l’alliance Bolivarienne promue par les présidents des 3 pays qui espèrent en attirer d’autres. Les enjeux en Amérique Latine sont passionnants et pas dénués d’espoir. Le rejet de l'ALCA zone de libre-échange des Amériques et surtout la proposition d'une alternative (l'ALBA) devraient nous inspirer pour orienter l'Europe suite au rejet de la constitution et du libéralisme outrancier dont elle était porteur.

(...)

Consultez le texte complet de cette chronique


Pour en savoir plus …

Bolivie, Cuba et Venezuela unis par un "Traité commercial des peuples" (TCP)

Cuba-Venezuela-Bolivie: Traité de commerce des peuples (TCP)

Amérique latine: 11 élections présidentielles en 14 mois renforceront-elles la gauche ?

Alternatives Latino-américaines, Le monde diplomatique, Février 2006