23.11.2007
Pour réellement lutter contre le chomage : la redistribution interentreprises !
« Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage »
ça paraît de la science fiction, c’est juste un extrait de l'article 23 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme...
Jeudi dernier, j'étais avec Benoit Borrits, économiste, chef d'entreprise durant 15 ans, qui a écrit un livre pour faire une proposition inédite pour lutter contre le chomage : la redistribution interentreprises.
L’emploi est souvent érigé comme priorité absolue des politiques gouvernementales. Dans les discours … car dans la pratique, on peut en douter ... Benoit, lui au moins, il a une idée et il va au bout : il écrit un bouquin, le publie, diffuse ses idées sur le net via son site web, répond à toutes les questions, explique, fournit tout clé en main, diaporama inclut !
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Daniel Bachet, sociologue à l'université d'Evry, est intervenu pour commenter la proposition de Benoit Borrits.
Intervention de Daniel Bachet (3/4)

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En savoir plus …
- Le livre "La Redistribution Interentreprises"
- Les autres Chiffres du Chomage
- Le site Redistribution interentreprises
23:15 Publié dans Economie , Travail, Chomage, entreprises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Borrits, chomage, redistribution interentreprises
16.09.2007
Projet de TVA anti-sociale : le gouvernement garde son sang froid …
Une semaine après s'être déclaré plutôt favorable à l'instauration d'une "TVA sociale", Eric Besson, le secrétaire d'Etat à la Prospective et à l'Evaluation des politiques publiques a rendu un rapport ... défavorable sur le sujet !
Quel que soit l'avenir de ce projet, il est toujours intéresant de comprendre ce qui se trame derrière un sigle aguicheur tel que "TVA-Sociale"...
Pour cela, nous étions bien équipés, jeudi dernier, avec en studio, Jacques Cossart, économiste, membre du conseil scientifique d'Attac, et Liêm Hoang Ngoc, économiste, maître de conférences à Paris I, chercheur au CNRS, membre du C.N. du Parti Socialiste; et par téléphone, Eric Heyer Directeur Adjoint au Département Analyse et Prévision de l'OFCE - Observatoire Français des Conjonctures économiques (le centre de recherche en économie de Sciences Po).
Au programme :
Qu’est-ce que cette TVA sociale ? Est-elle si sociale que ça ?
Quel impact sur l’emploi, sur le pouvoir d’achat, sur la protection sociale ?
Quel bilan des expériences similaires de l'Allemagne et du Danemark ?
Et bien sûr, quelles propositions alternatives ?
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En savoir plus ...
- Définition de la TVA Sociale
- Le site des partisans de la TVA sociale
- TVA sociale : «pour l'Europe, ce serait le chacun pour soi», Interview d'Eric Heyer à Libération.
13:40 Publié dans Economie , Social, Santé , Travail, Chomage, entreprises | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : TVA sociale, cossart, Liêm Hoang Ngoc, Heyer, emploi, chomage
11.06.2007
Fléxicurité : entre modernité et renonciation
L’emploi est devenu instable, ce n’est plus un sujet de discussion aujourd’hui. Le débat porte plutôt sur la manière de faire face à cette instabilité : flexicurité, sécurité sociale professionnelle, sécurisation des parcours, formation, … tout ceci sur fond d’apologie du « fameux » système Danois.
Heureusement, Christophe Ramaux, Maîtrise de conférence à l’Université Paris 1, spécialiste en économie du travail et de la protection sociale, était là, jeudi dernier, pour nous donner un autre son de cloche...
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Selon lui, l’emploi n’est pas intrinsèquement plus instable qu’avant. De tous temps, les entreprises ont eu besoin d’adapter leur production à la demande, au carnet de commande, à la saisonnalité, … Pourtant les entreprises utilisent cette prétendue augmentation "naturelle" de la flexibilité pour justifier l'appel massif aux emplois précaires.
Pour faire face au problème majeur qu'est le chomage, la flexicurité n'est pas la solution. Interdire les licenciement non plus, bien sûr. Pour Christophe Ramaux, face au système libéral, qui est cohérent mais qui nous emmène dans des zones dangereuses, il n'y a qu'un autre système cohérent possible : l'état social. Pour lui, l'approche Keynesienne, c’est la croissance qui génère des emplois.
En savoir plus ...
Eloge de la stabilité, C. Ramaux, Éditions Mille et une nuits, 2006
21:40 Publié dans Economie , Travail, Chomage, entreprises | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Flexibilité, fléxicurité, chomage, travail, sécurité sociale professionnelle
06.10.2006
Une proposition originale pour lutter contre le chomage : la redistribution inter-entreprise
Aligre FM, Jeudi 5 Octobre
Jeudi dernier, j'ai reçu Benoit Borrits, ex-dirigeant d'entreprise et membre du conseil scientifique d'Attac. Il a expliqué à la fois avec fougue et pédagogie sa proposition de mise en place d'un régime de solidarité inter-entreprise. C'était la 1ère fois que j'entendais parler d'une telle mesure ! Assez radicale, mais en même temps issue d'un chef d'entreprise, et confortée par des chiffres solides. Effectivement, il est temps de ré-équilibrer le rapport entre salaires et profits. Merci Benoit !
Ecoutez l'émission - 1ere partie

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Le problème
Certaines entreprises prennent le prétexte des cotisations sociales comme frein à l'emploi. On ne peut plus se permettre cette fuite qui pousse à baisser ou exonérer les cotisations sociales alors qu'on a du mal à financer la solidarité (chomage, santé, retraite).
La quadrature du cercle : les petites entreprises ont du mal à embaucher et payer les salaires, les travailleurs ont du mal à vivre avec un SMIC, les cotisations salariales ont du mal à financer la solidarité.
La proposition
Chaque entreprise reçoit une allocation qui correspond à une fraction du cout du SMIC.
Ex : SMIC à 1500 euros, Cout pour l'entreprise = 2200, allocation = 1200 euros => cout réel pour l'entreprise = 1000 euros
Comment est financée cette allocation ?
Par un régime de répartition inter-entreprises. Chaque entreprise cotise en fonction de sa richesse produite et reçois en fonction du nombre de salariés qu'elle emploi. Actuellement la solidarité se passe au niveau des salariés par le biais des cotisations sociales.
En quoi ce système est-il redistributif ? En quoi certaines entreprises vont cotiser beaucoup et d'autres recevoir beaucoup ?
Le but est-il de ré-équilibrer entre les entreprises du CAC 40 qui accumulent les richesses sans embaucher et les PME qui "survivent" ? Cela parait effectivement nécessaire ...
Mais Benoit, votre proposition va déclencher un tollé ! Les entreprises se plaignent déjà de payer trop de cotisations sociales. Les entreprises ne vont plus se battre pour dégager des richesses si celles-ci bénéficieront à leurs concurrents ? La solidarité entre entreprises est-elle possible ?
En plus, vous proposez de revenir à la collectivisation des moyens de production ! N'est-ce pas has been ?
Les conséquences de cette mesure ?
- Favorise l'emploi, relance l'économie
- Permet de revaloriser les salaires
- Permet de prendre des mesures écologiques qui sont nécessaires mais qui autrement, altéreraient notre niveau de vie
- Lutte contre la précarisation des travailleurs, les abus de la sous-traitance, de l'interim, des CDD, ...
En savoir plus
- Blog de Benoit Borrits
- Vers la démocratie économique, Benoit Borrits, L'Harmattan, Juillet 2005
19:35 Publié dans Travail, Chomage, entreprises | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Social, travail, chomage, redistribution, solidarité












